
lebanquet.eu a pour objet d’éditer, rassembler et partager avec le plus grand nombre l’œuvre écrite de l’auteur Daniel Conrod. Outre la production de ses textes (prose, poésie, essais, nouvelles, chroniques, articles journalistiques…), lebanquet.eu rend compte des pratiques et recherches initiées par l’auteur, seul ou avec d’autres artistes, en ce qu’elles sont constitutives de cette œuvre. Au fil du temps, lebanquet.eu élargit son propos et enrichit ses contenus en accueillant in situ des résidences d’artistes (toutes disciplines) et en proposant à l’usager des modes d’appropriation authentiquement interactifs. Le site lebanquet.eu est porté par l’association du même nom.
Patience, Nicolas Worms, 2025.
La pièce musicale Patience a été composée par le claviériste et compositeur Nicolas Worms pour accompagner la naissance du site lebanquet.eu.
Daniel Conrod
Auteur (essais, fictions, jeunesse), Daniel Conrod a collaboré au journal Télérama entre 1993 et 2011. Il y a été successivement documentaliste, critique (danse, arts de la rue, cirque…), grand reporter et rédacteur en chef adjoint chargé de la culture. Entre 1998 et 2007, il assure la chronique du mensuel Danser à laquelle il donne un ton à la fois polémique et politique. Après son départ de Télérama, il collabore avec la scène nationale de Montbéliard (projet « auto-portraits » pour et avec les jeunes de 16-25 ans), puis avec la Comédie de Clermont-Ferrand ( plaquettes de saison et soirées dites « potlatchs » ), puis avec La Chartreuse de Villeneuve-lez-Avignon (direction éditoriale et co-autorat de l’ouvrage La Chartreuse 1973-2013, Le monument aux écritures), puis avec Pronomade(s) en Haute Garonne (écriture du livre Pronomade(s) ou la petite fabrique d’humanité). En été 2015, à Aurillac, à l’occasion du festival de théâtre de rue, il développe avec le photographe Vincent Muteau un projet de journal de rue artistique, gratuit, viral et mural et distribué à la criée, « La Vérité ».
De septembre 2015 à décembre 2017, à l’invitation de Hortense Archambault, ex co-directrice du festival d’Avignon et nouvelle directrice du lieu, il est artiste associé de la MC93 (Bobigny). Il y développe un projet en direction des travailleurs sociaux de la ville appelé, « Dramaturgie des mutations » auquel sont associés d’autres artistes, dont le photographe Vincent Muteau. Ce projet fait l’objet d’un livre paru en octobre 2019 aux Solitaires Intempestifs, « On ne répare pas le monde » , livre à partir duquel plusieurs lectures publiques sont présentées en association avec le claviériste et compositeur Nicolas Worms. Daniel Conrod a également été artiste associé et dramaturge au CCN/Ballet de l’Opéra national du Rhin pour la période 2018-2019.
A l’invitation et avec le soutien de la MC93, il conçoit et met en scène en juin 2019 «Ce qui fait de nous des humains» , issu d’un atelier théâtral progressif réalisé avec deux groupes d’enfants et d’adolescents de Bobigny à partir d’une libre adaptation de «L’épopée de Gilgamesh, le grand homme qui ne voulait pas mourir.» Le chantier «Gilgamesh» est repris et transformé au printemps 2021 sous la forme d’un court métrage, «L’affaire Gilgamesh» réalisé par François-Joseph Botbol. En 2021 également, Daniel Conrod poursuit ses recherches autour des grands récits de chaos et de (re)fondation avec «L’Iliade» à la médiathèque Elsa Triolet de Bobigny dans le cadre d’une résidence de création financée par le Conseil départemental de Seine-Saint-Denis. Cette recherche se matérialise singulièrement avec la réalisation par des enfants d’une fresque textile pilotée par la plasticienne Barbara d’Antuono. Publié avec le concours de la Médiathèque Elsa Triolet, le texte «La vie covidienne» replace cette résidence dans le contexte social et politique de l’époque. Il est aussi le point de départ de «Il faut aimer le monde» , poème archipélien inspiré par la hantise contemporaine du chaos et de l’effondrement. L’accordéoniste et compositeur Julien Beautemps est associé à ce projet en cours d’écriture dont il devient co-réalisateur. Accompagné par la MC93 de Bobigny, «Il faut aimer le monde» est créé à Toulouse en juin 2024 dans le cadre du Marathon des Mots et repris à la MC93 de Bobigny en avril 2025.
En 2023, suite à une expérience éditoriale attestant de la violence ordinaire et muette dont les auteur(e)s peuvent être eux aussi l’objet, Daniel Conrod referme un cycle autoral ouvert en 1996 et décide de créer son propre site. Sa deuxième maison en somme. Un abri autant qu’un promontoire. Il fait appel à Isabelle Drubigny, responsable éditoriale, pour élaborer à quatre mains une première architecture de ce projet. Ils sont rejoints quelques mois plus tard par le webmaster Florian Bordeau. Qu’ils soient ici l’une et l’autre remerciés. La création de l’association lebanquet en octobre 2024 complète le dispositif.
Entre 2015 et 2020, Daniel Conrod assure à titre bénévole la chronique mensuelle du journal associatif de quartier, Le 18e du Mois (textes disponibles prochainement sur le site lebanquet).
Textes publiés
« Moi les animaux », 1996, Gallimard
« Les Gens de la Bulle », 2000, Petits Moyens
« Nelson le simple », 2001, Joëlle Losfeld
« Les Passagers de l’Opéra », 2001, Actes Sud
« Siam », 2004, Rue du Monde
« Pronomades ou la petite fabrique d’humanité », 2015, Pronomades
« L’atelier des morts », 2015, Buchet-Chastel
« On ne répare pas le monde », 2019, Les Solitaires Intempestifs
« La vie covidienne », 2021, avec le soutien de la Bibliothèque municipale de Bobigny
Autres publications
« L’album du Centenaire » / Journal La Croix, avec Vincent Fruchart, 1983, Editions Bayard
« Vincent n’est pas seul », postface de « Le jardin du docteur Gachet » / Petits herbiers de circonstance n°7, de Marinette Cueco, 2008, Panama
« La Chartreuse 1973-2013, Le monument aux écritures », co-auteur et directeur éditorial, 2013, L’entretemps
« Ce qui fait de nous des humains », postface de « Pétales de consolation » / Petits herbiers de circonstance n°9, de Marinette Cueco, 2019
« L’art de la tisserande », préface de « Esprits vagabonds », catalogue de l’artiste Barbara d’Antuono, L’œil de la femme à barbe Editions, 2020
« Abécédaire à l’usage du covidien amateur », Le 18e du mois, juin/juillet 2020
« Un truc de meuf », postface de « Paroles de parents » , 2020, Champ social/EGDO-Enfants de la Goutte d’Or
Isabelle Drubigny
Isabelle Drubigny est responsable d’édition. Elle accompagne des projets artistiques, culturels et multimédias en spectacle vivant (arts en espace public, cirque, théâtre, danse) et en arts plastiques. Pendant dix ans, elle a occupé les postes de directrice du pôle Éditions à HorsLesMurs, devenu ARTCENA – centre national des arts du cirque, de la rue et du théâtre, et de responsable éditoriale, mais aussi de rédactrice en chef adjointe de Stradda, le magazine des arts pluriels. Précédemment, elle a travaillé au Fresnoy, Studio national des arts contemporains, et à Nuit Blanche pour le compte de la mairie de Paris, en tant que chargée de production. Depuis 2023, elle accompagne Daniel Conrod dans la conception et la mise en oeuvre du site lebanquet.
Michel Quéré
Michel Quéré a contribué tout au long de son parcours professionnel au développement de nombreux artistes et compagnies, à la réussite d’événements culturels et à la structuration de réseaux internationaux. En parallèle, il a développé une pratique de coach pour accompagner les personnes à s’ouvrir et à entreprendre.
Sarah Gurcel
Sarah Gurcel Vermande est traductrice sous un nom et comédienne sous l’autre, deux métiers qui lui semblent participer du même souffle et engager les mêmes muscles. Elle joue en français et en anglais, surtout pour le théâtre, y compris hors des théâtres, et développe depuis quelques années des fidélités marionnettiques. Traductrice de théâtre, souvent britannique, et de romans, souvent nord-américains, elle professe un amour tenace pour les deux points et le tiret cadratin. Elle croit que le langage n’a pas encore été tout à fait vidé de sens, que les mots ont encore à dire et que la convivialité nourrit l’espoir.
Nicolas Worms
Claviériste et compositeur, Nicolas Worms est né en 1993 à Paris.
Sa musique est un lieu où circulent, en surface et en profondeur, des espace-temps contradictoires, dont la dissonance constitue la blessure et la structure.
Habité par les thèmes de l’absence et du voyage intérieur, marqué par le psychédélisme, fasciné par le pouvoir narratif de la musique, il développe le concept de « musique-fiction » pour qualifier ses créations, comme le spectacle « l’Île Fantôme », la performance aux claviers « l’Enquête » l’opéra « Numin » avec l’artiste Eden Tinto Collins, ou la série « FLOT» – parue en 2024 sur le label Alpha Classics,
Son parcours et sa pratique relient les espaces de la musique « contemporaine » (sa musique a été entendue à l’Orchestre Philharmonique de Radio France, au Théâtre du Châtelet, à l’Opéra de Paris, à l’Opéra du Rhin) et la scène pop/rock : Moonsters, UTO, Mocke…
Il signe la musique de nombreuses fictions radiophoniques, performances, spectacles chorégraphiques, films et séries audiovisuelles.
Vincent Muteau
Photographe/vidéaste/artiste visuel, Vincent Muteau est né en 1972. Il vit à Toulouse.
En tant que photographe et vidéaste, il capte le spectacle vivant – arts de la rue, cirque et marionnette – depuis 30 ans. Accompagnateur de création plutôt que simple reporter, il travaille en complicité avec de nombreux artistes du spectacle vivant et collabore avec des institutions comme le Festival de Théâtre de Rue d’Aurillac dont il est photographe officiel depuis 2007.
L’envie de passer de l’autre côté du miroir le pousse vers la création vidéo notamment au sein de la compagnie Komplex Kapharnaüm dont il devient artiste associé en 2015 et avec laquelle il collabore depuis sur de nombreux projets en tant qu’artiste visuel. En parallèle, il développe ses propres projets d’installations photographiques dans l’espace urbain : « Grandeur Nature » et « Dans ma rue, Images libres »
Son compagnonnage avec Daniel Conrod débute avec la création de «La Vérité», acte artistique en forme de journal éphémère à Aurillac et continue avec une installation photo et vidéo dans le cadre de sa résidence à la MC93. Leur travail commun interroge les relations entre la photo et les mots.
Lydie Quentin
Après 13 ans passés aux éditions Britannica, Lydie Quentin s’est engagée auprès de l’association « les Enfants la Goutte D’Or ». Depuis plus d’une trentaine d’années, dans ce quartier du XVIII arrondissement de Paris d’une richesse infinie sur le plan humain, elle développe les liens intergénérationnels entre petits et grands habitants d’ici et d’ailleurs.En 1995, elle a également intégré le conseil d’administration du journal associatif de quartier « Le 18e du Mois ». C’est dans ce cadre que s’est opérée la rencontre avec l’écriture de Daniel Conrod, alors rédacteur d’une chronique mensuelle très appréciée. De là, une complicité devenue amicale a ouvert d’autres chapitres d’échanges, de rêves partagés et de réalisations. C’est donc tout naturellement et honorée de la sollicitation qu’elle a accepté de devenir la présidente de l’association « lebanquet » afin de soutenir le projet d’une plateforme qui donne de la voix aux mots de Daniel Conrod.
Florian Bordeau
Florian Bordeau est un concepteur web basé à Toulouse, spécialisé dans l’accompagnement et le développement de projets digitaux. Fort d’une expertise en développement web et en formation, il dirige le Studio Miksy, où il collabore étroitement avec ses partenaires pour transformer leurs idées en solutions numériques.
Il a travaillé sur de nombreux projets artistiques et culturels en région Toulousaine ( compagnie de théâtre, centre régional culture et handicap, musiciens…) et accompagne maintenant Daniel Conrod dans la conception du site lebanquet.
