j’ai perdu ma maison tralala du sous-sol au grenier tralala maison papier maison brûlée tralala maison qui chante maison qui pleure tralala ma maison de guingois ma maison tête en l’air tralala` ma maison ce matin m’a dit je pars d’ici ma maison m’a dit débrouille toi fais ta vie elle est où ma maison…
un jour dans un train, la voix faussement désinvolte de Barbara à la radio qui dit : « une chanson, c'est juste tralala ! » , plus tard, beaucoup plus tard, dans un parc, la voix granuleuse et aimante de Gilles Deleuze qui prolonge, « la ritournelle, c'est un petit tralala que l'on porte en soi et grâce auquel on trouve son propre territoire. »
